Henri Bachelin


La Mort de Bibracte

Péface de Jean Séverin

Note historique de Lucien Olivier

Présentation


Qui ne connait Bibracte, notre Beuvray, la montagne sacrée du Morvan ? Au cœur du massif, la haute citadelle de roc et de forêts embrasse un horizon immense. L’esprit souffle sur le plateau, dans les ramures des hêtres prophétiques. Comme à Uchon, des forces mystérieuses jaillissent de cette confluence du ciel et de la terre.  Le site a visage de destin.

Mais le Beuvray est aussi un témoin de l’histoire, car la montagne reste vivante. Si l’on remonte les siècles jusqu’aux profondeurs du temps, on découvre toujours la présence de l’homme qui seul donne un sens et une mythologie à la nature


N’était-ce pas l’heure de rééditer « la Mort de Bibracte, d’Henri Bachelin, ce roman où la fiction des personnages côtoie la vérité de l’Histoire ?

L’action se déroule cinquante ans après la conquête. Vercingétorix est mort étranglé dans la prison des bords du Tibre ; quelques soulèvements ont été noyés dans le sang. La paix romaine a planté son joug sur la nuque des hommes libres. Deux formes de civilisations s’affrontent. Face au génie celte héroïque et bavard, enclin au tumulte et à la discorde, cherchant ses dieux telluriques dans la forêt et la source, héritier d’une culture orale enseignée par les druides, se dresse le génie de Rome, froide raison impérialiste, pouvoir centralisateur, créateur de routes, de viles et de dieux anthropomorphiques taillés dans le marbre.

La Gaule vit encore au sommet du Beuvray. Ou plutôt elle se perpétue. Bachelin dresse un tableau émouvant d’une ville crénelée de murs et de portes accueillant jadis dans ses quartiers les forgerons, orfèvre, émailleurs, commerçants de la nation entière et des pays au-delà de la mer.

Mais la ruine est proche. Rome a chassé les artisans, détruit les forges, commencé l’exode d’un peuple.


















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